Ville de Montbrison

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La caisse d’épargne

Comme de nombreuses communes au XIXe siècle, la Ville de Montbrison décide en 1842 de créer une Caisse d’épargne, qui sera dans un premier temps installée dans l’aile nord de l’Hôtel de Ville. L’objectif est alors d’ouvrir à tous les Montbrisonnais la possibilité d’épargner, sans condition de ressources. Il s’agit d’un véritable progrès économique et social pour l’époque.

Avec l’essor de son activité bancaire, la Caisse d’épargne de Montbrison a rapidement besoin de nouveaux locaux. Un concours public est donc lancé en 1903, et le bâtiment actuel sera construit entre 1904 et 1907.

L’architecte lauréat de cette consultation est Léon Gaudibert, un Ligérien installé à Paris. Le projet qu’il propose est audacieux, et une fois l’édifice achevé, il suscitera un retentissement notable dans le milieu architectural de l’époque.

L’extérieur, qui imite un hôtel particulier de la Renaissance, est conçu dans un style néo-gothique. Les armoiries de la ville figurent sur la lucarne-fronton au sommet de la façade, rappelant la volonté municipale à l’origine de sa création. Le décor extérieur est réalisé par le sculpteur Seguin.

L’intérieur et le mobilier, quant à eux, relèvent du style Art Nouveau. Ils sont réalisés par des artistes de renom, comme l’atelier Mora de Lyon pour les mosaïques ou Alexandre Bigot pour les céramiques. De nombreux éléments végétaux viennent enrichir l’ensemble : enroulements de tiges sur les garde-corps, iris sur les plafonds, feuillages stylisés sur les lambris, motifs à hortensias sur le pavement, feuilles de houx sur la rampe de l’escalier, pommes de pin sur les pommelles des fenêtres et portes ou encore des volubilis sur le plafond de la salle du conseil, accompagnés d’une frise décorée d’hortensias en haut des murs.

Le bâtiment est construit à l’emplacement d’une auberge longtemps renommée. La rue, autrefois appelée rue Marguerite Fournier, constituait en effet l’une des principales entrées de la ville, très animée, avec la porte de Moind à son extrémité, détruite en 1798. Jusqu’au XIXe siècle, la diligence y faisait encore halte.

Enfin, en 2006, les guichets d’accueil sont rénovés et une mezzanine est installée à l’intérieur du bâtiment.